De ses deux ans et demi, il parle la nuit.
Et parfois très fort, avec une voix rocailleuse de mini toulousain, on dirait qu’il se bat avec les lettres, les syllabes, les mots.
Ça fabrique un étrange langage baragouinant assez beau et qui semble gêner certains habitants de cette grande maison campagnarde. Pourtant ce sont sans doute ses rêves qui se déversent un peu trop fort dans le silence de la nuit…C’est troublant et ravissant à la fois. Je me rendors négligemment en faisant abstraction du brouhaha des protestations endormies alentours …Do not forget, it is a child…